08.12.2007
SINAÏA puis retour sur BUCAREST
C'est la fin du voyage. Du 27 octobre au 3 novembre.
Au départ de Brasov, pas facile de trouver une place dans un minibus. Nous avons tout juste le temps de prendre un billet de train et de sauter dans ce dernier qui suit une vallée le long de laquelle s’égrainent quelques jolies stations.
Pas facile de trouver une chambre d’hôtel à un prix raisonnable à Sinaïa, la station où les Bucarestois viennent s’aérer. Nous y retrouvons le temps d’un week-end les grosses voitures qui m’avaient surprise à notre arrivée à Bucarest et c’est à côté du monastère, c’est à l’hôtel Intim, vestige de la belle époque, que nous nous installons pour 3 nuits dans la chambre la plus spacieuse de notre séjour. Tout ça avec l’espoir d’avoir une belle journée pour monter à la cote 2000. Mais voilà, le soleil attendra le jour de notre départ pour pointer son nez et nous atteindrons la cote 2000 sous un brouillard givrant empêchant toute promenade en altitude.
Quant à l’intérieur du château Peles que je n’avais pas pu visiter lors de mon premier voyage, il nous est apparu beaucoup trop chargé. Ce qui n’enlève rien à l’élégance de la construction et à son implantation dans un superbe parc planté de multiples essences d’arbres. Pour l’intérieur, personnellement, j’ai de beaucoup préféré la décoration art nouveau de Pelisor, demeure décorée par la Reine Marie et située à quelques encablures du château Peles.
Le 28 octobre au soir, voyant que le temps ne s’arrange vraiment pas, sans aucune certitude sur l’ouverture de la mine de sel de Slanic, nous fixons notre date de retour en France au 3 novembre et nous commandons les billets sur Internet.
Pour quitter Sinaïa, changement de décor par rapport au voyage Brasov-Sinaïa. Grand confort dans le train « rapide » bien plus cher cependant que l’habituel « personal » et que le minibus. Pas certain que ces trains roulent plus rapidement sur le réseau existant, mais ils sont probablement plus fiables, ce qui au bout du compte les fait arriver plus vite.
Dans ce train nous rencontrons un couple roumain installé au Québec avant la révolution de 1989. Il a une spécialité qui l’amène à travailler dans le monde entier. Elle ne se plaît pas au Québec, aussi viennent-ils très souvent en Roumanie où ils ont 2 appartements, un à Bucarest et un à Sinaïa. Elle se plaît à écrire sur la vie qu’elle a connue en Roumanie.
Arrivés à Bucarest nous reprenons nos quartiers chez Valérie et nous filons chez Blue-air car nous n’avons pas reçu l’email de confirmation de nos billets.
C’est pour nous l’occasion de découvrir le Piazza Romana, immense et luxueux complexe abritant commerces, salles de jeux, restaurants et autres influences occidentales. A 2 pas des joueurs d’échecs et de Tavla que l’on rencontre dans le parc qui jouxte le marché paysan où Irina et Barbu vont faire leurs achats. Deux mondes diamétralement opposés que je n’aurais pu imaginer il y a 4 ans…
Nous ne pourrons pas avancer la date de notre départ pour assister aux obsèques de mon amie Annie décédée le 29. Je suis très contrariée, mais tous les vols Blue air sont pleins jusqu’au 2 novembre.
Avant notre départ nous invitons Valérie et Ion à dîner chez eux avec Irina et Barbu. Agréable mais trop courte soirée, travail du lendemain oblige.
C’est Mircea qui nous conduira le 3 à l’aéroport à 5 H du matin. Merci Mircea.
Avant de clore à chaud ce blog de voyage Michel nous livre à son tour ses impressions. :
Que pensez de mes vacances
En bref 3 points se dessinent :
1. Voyager à 4, avait quelque chose d’inconnu pour tous, cette proximité continuelle nous oblige , à nous remettre souvent en cause, force est de reconnaître, qu’après tout c’était bien, beaucoup de souvenirs mémorables se sont égrainés au fil des jours . Alain et Yvette se sont rassurés sur leurs capacités de routards et je pense qu’ils sont retournés à Brasov pour rencontrer l’ours des Carpates.
2. Avec Annie comme guide, cette visite de la Roumanie a été comme d’habitude, un grand plaisir, un peu pimenté de choses imprévues qui font parties du voyage , le circuit tracé , je me laissai vivre ( tranquille, comme dirait Nicoletta ) . En ce moment, dans les montagnes des Carpates mes yeux apprécient, les différentes couleurs des arbres (hêtres, épicéas, sapins et chênes ) surtout à Sinaia réserve naturelle de Bucegi
3. Après ce petit brossage, ces 2 mois m’ont fait apprécier ce pays plein de charme, et je ne l’ai vu que du petit bout de la lorgnette. Je tiens à remercier les amis d’Annie qui nous ont accueillis chaleureusement ainsi que toutes les personnes rencontrés pendant le voyage.
Michel le 2 novembre 07
13:01 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
02.11.2007
PURCARENI et PREJMER. Du 23 au 27 octobre
Pour nos visites autour de Brasov, j’avais prévu de loger à Purcareni où j’avais été enthousiasmée par le travail d’une française Mailys et l’association « l’arbre de joie » qu’elle avait monté avec Vilmika pour aider les habitants de 3 communes limitrophes à s’en sortir. En créant entre autre un réseau d’accueil chez l’habitant. J’avais été fort bien reçue il y a 4 ans par la famille Fejer. J’avais également parrainé Daniel Brumar un jeune tzigane afin qu’il prépare un examen professionnel qu’il a d’ailleurs obtenu et j’avais bien l’intention de le rencontrer.
Hélas le temps ne s’y prêtant pas, je n’ai pas voulu imposer les allers-retours en autobus à mes compagnons de voyage d’autant qu’Yvette et Alain devaient nous quitter dans la semaine. Nous sommes donc restés 4 nuits à Brasov avant de nous rendre à Purcareni,.
C’est avec grand plaisir que j’ai retrouvé Judith, sa maman Edith et ses fils Janouchka et Christian. Janos le papa travaillant maintenant comme chauffeur routier en Espagne après avoir été conducteur de moissonneuse-batteuse aux USA.
Têtue comme je suis, j’ai quand même voulu emmener mes compagnons de voyage en randonnée à Prejmer, comptant secrètement rencontrer en chemin une voiture pour faire du stop. Nenni ni voiture, ni charrette pour Prejmer et nous faisons les 10 Km qui nous séparent de Purcareni (12 selon Yvette) sous la pluie recrutant au passage cinq petits chiots installés sur un tas de détritus.
L’église fortifiée saxonne est toujours là imposante au milieu du village et nombre de ses cellules/maisons ont été transformées en musée. Retour en autobus sur Brasov puis Purcareni pour un repos bien mérité. Le jeudi nous laissons Yvette et Alain à Brasov après s’être offert une toile gratis à l’alliance Française : le film « Papa » avec Alain Chabat.
Leur séjour terminé Yvette et Alain ne manquent pas de nous donner leurs impressions à chaud sur ces 50 jours de compagnonnage sur les routes de Roumanie :
"Nous avons parcouru la Roumanie du Nord au Sud de l’Est à l’Ouest, en bateau, à pied, (au moins 100 km et franchissant les cols), en charrette, en stop, en bus conduit par des pilotes de formule 1, en train toute porte ouverte et repris le sac à dos maintes fois pour aller d’un hébergement à un autre, c’est ce qu’on appelle faire le routard.
Quand nous avons demandé à Annie et Michel de pouvoir les accompagner on ne se doutait pas de cela !
Bucarest, Constantza, Tulcea, Crisan, Iasi, Gura Humorului, Humor , Moldovita , Sapanta, Sighet, Botisa, Cluj, Sibiu ,Brasov, Pucareni et Bucarest sont les étapes de ce tour de Roumanie où nous avons engrangé beaucoup de souvenirs et il nous faudra du temps pour les remettre un peu dans l’ordre.
Mais cet équipage, composé de différentes personnalités, n’a pas eu de défaillances et tout un chacun a rempli son rôle.
Michel , par sa fantaisie et son humour, a toujours veillé à la bonne santé morale du groupe même dans les circonstances les plus délicates.
De Michel on pouvait craindre une faiblesse physique, mais non et quand il grimpe les cols( un seul) il n’exprime aucune fatigue ni essoufflement. Il est toujours prêt à nous doubler dans les côtes.
Yvette avait des inquiétudes sur ses aptitudes physiques et bien elle a merveilleusement tenu le choc, tous les jours sur la route sautant les barrières pour trouver les champignons, se baissant pour ramasser les noix sur le bord des chemins, escaladant pour attraper les grappes de raisins ou des pommes qui constituaient souvent notre repas du midi ; la maîtrise des coûts oblige.
Annie, un roc, pleine d’énergie, une infatigable randonneuse tout terrain, on en oublie le cancer qui l’a menacé et sans elle ce voyage n’aurait pu atteindre cette dimension en terme de distance, de lieux visités ,de gens rencontrés, toujours un contact riche en humanité qu’elle transmet à tous ceux qu’elle côtoie.
Annie était l’élément moteur de cet équipage, encore bravo !!!
Alain, qu’est ce qu’il a fait de plus ? Rien." Modeste l’ami, pourtant sans lui nous n’aurions peut-être pas senti aussi bien l’ambiguïté qu’il y a entre les salaires roumains et l’explosion économique quasi générale. Ah ! si, il a apporté la contradiction à Annie (lorsque nous nous engagions sur le terrain politique seulement, selon moi) et là, c’est un sacré boulot. Et puis un peu fatigué quand même, il est content de rentrer après deux mois d’absence et de retrouver ses enfants."
Le lendemain du départ d’Yvette et Alain c’était tout drôle de se retrouver à 2, un grand vide après presque 2 mois de compagnonnage…
Le temps ne se décidant pas à se remettre au beau, nous avons renoncé aux collines de Purcareni que j’avais tant appréciées il y a 4 ans, et c’est dans un brouillard à couper au couteau que nous sommes allés découvrir Zizin ce village où vivent de nombreux tziganes.
Nous avons également rencontré l’incontournable Vilmika qui nous apprend, avec fierté, que Daniel Brumar, mon filleul, doit poursuivre ses études au lycée. Bien que notre temps soit limité, elle va essayer de nous mettre en relation avec lui et sa famille.
C’est juste avant notre départ que Judith nous conduit dans le village pour rencontrer Daniel, sa maman et ses frères et sœurs. Un grand moment de bonheur en face de ce grand gaillard qui sort son accordéon pour nous jouer un morceau. Les frères et sœurs, eux, se disputent pour poser devant l’objectif de nos appareils photos tandis que la maman s’entretien avec Judith.
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27.10.2007
LA TRANSYLVANIE
La plus vaste des régions de Roumanie, bordée à l’Ouest, au Sud et à l’Est par les Carpates évocatrices de châteaux gothiques isolés au cœur de la montagne, dont le plus célèbre est le magnifique château de Bran qui, selon moi, ne mérite pas le mythe de Dracula popularisé par Bram Stocker.
Mais revenons à notre voyage au départ de Botiza :
A part le train de nuit pour Bucarest, il est difficile de quitter Maramures sans une correspondance de quelques heures en pleine nuit.
J’ai bien trouvé sur le site « autogari » un train qui nous amène directement de Sighet à Sibiu ou Sighosoara avec correspondance à la frontière ukrainienne, mais cela semble incongru à Ioan qui ne connait, de jour, que le train depuis Iza qui nous oblige à faire étape à Cluj Napoca avec correspondance à Salva. Micky doutant de la fiabilité du site Internet, nous nous résoudrons donc à repasser par Salva, où, travaux sur la voie obligent, notre correspondance sera retardée de quelques heures. Nous partageons ainsi les heures d’attente en rase campagne avec quelques roumains habitués aux horaires élastiques de la CFR. Le temps de faire une partie de belotte.
CLUJ NAPOCA (Cluj pour les roumains qui n’ont pas intégré l’ajout de Napoca voulu par Caucescu pour rappeler l’origine Dace de cette ville magyarisée lors de l’occupation hongroise.)
Non prévue dans notre circuit, Cluj aura cependant l’avantage nous faire découvrir l’existence d’un réseau de petites auberges de jeunesse à l’instar des Back-packers qui m’avaient tant séduite lors de mon séjour en Nouvelle Zélande. A Cluj on y trouvera une foule d’informations, on y apprendra d’ailleurs que le site « autogari » est fiable.
Première expérience de ce type de structures pour Yvette, Alain et Michel, et une nuit assez difficile dans un dortoir-couloir pour les 2 premiers. Heureusement cette expérience sera compensée par un accueil royal à Sibiu, le Chess hostel, également auberge de jeunesse qui vient d’ouvrir ses portes, et qui, alors que tous les hôtels sont pleins, nous offrira un dortoir de 6 pour 4. Le gros avantage de ces petites auberges de jeunesse est pour nous l’accès gratuit au WIFI qui nous permet de correspondre avec nos familles respectives.
Ville universitaire par excellence, Cluj Napoca avec ses bars branchés, ses étudiants à la dernière mode et Sibiu, nous font rentrer de plein pied dans cette région prospère qu’est la Transylvanie. Même si les cours des maisons ne sont pas toujours à la hauteur de ce que l’on y attend, les maisons saxonnes, trapues et solidement alignées le long des artères de ses 2 villes, donnent l’impression d’un univers cossu. Mais pour Sibiu je laisse le clavier à Michel, (en italique mes commentaires) :
PETIT CLIN D’ŒIL SUR SIBIU
La Roumanie pays des saveurs et de tous les sens n’a pas fini de m’étonner. Depuis mon arrivée, lors de mes balades en Moldavie et Maramures, pendant que je me satisfaisais d’un petit « pipi-room » comme tout le monde, j’avais l’impression d’avoir toujours un regard qui traînait dans la campagne, (des ramasseurs des patates, une coupeuse de maïs) , tant pis c’était une petite urgence à satisfaire, trop tard si l’ on n’était pas seul .
Depuis que je suis à Sibiu, cette sensation d’être vu et écouté a pris tout son sens, question de vue, ici, c’est le « summum », mêmes les toitures ont des yeux. Il n’y a pas que les murs qui ont des oreilles… Les toits de Sibiu exploitent les deux sens l’ouie et surtout la vue. Il y en a pour tout les goûts ( ronds, petits, carrés, voir les photos) .bref méfions nous !!!!!
Sibiu, cette ville historique, capitale européenne de la culture pour 2007 avec son Opéra et sa salle philharmonique oeuvre pour la culture. Nous y avons assisté à un festival de jazz (un peu hard pour nos oreilles d’anciens plutôt habituées au jazz new orléans) et à un opéra baroque avec l’académie d’Ambronay. « Le carnaval et la folie », super !!!
SIGHISOARA
Selon nos guides, la citadelle de Sighisoara est incontournable. C’était probablement le cas ce printemps, et ça sera sûrement vrai l’été prochain, mais nous y arrivons au moment où des travaux gigantesques ont été entrepris dont, en particulier, l’adduction d’eau. Toutes les routes sont défoncées, et l’on sent que la saison est terminée. De plus nous y arrivons sous la pluie, mais nous profiterons cependant d’un superbe après midi ensoleillé pour notre second jour de présence.
BRASOV SUIVI DU CHATEAU DE BRAN (par Michel, complété par Annie)
Heureusement nous ne sommes pas un vendredi 13, mais il pleut et il fait froid, temps auquel, nous n’étions pas habitué. Il y a aussi, le brassage de population, je l’ai constaté avec les voyageurs du train avant l’entrée en gare, cet aperçu très coloré, nous amène à rencontrer une population plus cosmopolite. Brasov est une grande ville avec ses infrastructures modernes, la rue piétonne, ses boutiques et ses restaurants chics.
Samedi, sur les traces de Dracula, nous prenons le chemin du château de Bran, à 30 km de là.. télé portés…
C’est presque comme chez Mickey, tout y est, la foule, les échoppes de souvenirs (effigies de Dracula en photos, tee-shirt, tasse à café), tourisme avant tout, même les chanteurs indiens étaient au rendez-vous avec leurs costumes. Dans la tourmente draculéenne, et pour rester dans la lignée des tatars, j’ai succombé à la folie pour l’achat d’une toque en laine, dans une des coursives secrètes du château, avec, en plus, la petite pincée d’excitation propre au lieu, heureusement que le ridicule ne tue pas, en ce bas monde.
Malgré tout, la visite du château superbement aménagé par la reine Marie, petite fille de la reine Victoria qui épousa à 17 ans Ferdinand premier héritier du trône de Roumanie, mérite le voyage, car il est agréable et magnifique, je pense que je me souviendrai de cette petite colline où ma toque et les gants étaient de rigueur dans le froid mordant qui annonçait la neige du lendemain.
BRASOV sous la neige
Nous avons réservé pour 10 H ce dimanche matin une visite guidée avec une jeune guide rencontrée à l’alliance française. Mais nous nous réveillons sous la neige et nous hésitons sur le point d’annuler. Cependant Georgiana nous rejoint au club rossignol où nous prenons notre déjeuner et nous voilà embarqués pour une visite humide de Brasov toute blanche et de ses remparts. Ascension des escaliers enneigés jusqu’à la tour blanche fermée, poursuite vers la tour noire, petit tour au bastion des forgerons puis visite de la maison du conseil transformée en musée, histoire de se réchauffer. Recueillement à l’église orthodoxe bondée pour écouter de jolis chants religieux avant d’aller se sustenter de grattons arrosés de suica et d’un ragoût de porc et de saucisses à la crème chez Sergiana restaurant traditionnel roumain.
Après déjeuner et toujours sous la neige visite de la première école roumaine et de l’imprimerie de 1556 avec laquelle ont été composés les premiers livres roumains avant de nous rendre à l’opéra pour voir My fair lady. Rude journée…
RASNOV
Plus besoin de se rendre à Poïana Brasov pour voir la neige, nous allons donc à Rasnov en autobus où après une petite collation nous gravissons à travers bois les escaliers qui nous séparent de la citadelle que nous visitons en même temps que nous découvrons la plaine enneigée alentour.
Il nous reste à voir le bastion des tisserands à Brasov et comme le temps se découvre, après Brasov sous la neige, nous contemplons Brasov ensoleillé depuis le haut de la Timpa que nous atteignons avec le téléphérique. Très beau début de journée avant de nous rendre chez Judith Fejer à Purcareni.
21:30 Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : Roumanie, Transylvanie, Cluj, Sibiu, Sighisoara, Brasov, Bran
15.10.2007
Maramures du 6 au 12 octobre
SAPANTA (Maramures)
Les chambres de Ioan Muntean étant occupées 2 nuits par un groupe de la Balaguère nous commençons notre périple en Maramures par Sapanta et son cimetière joyeux. Si Ion Stan Patras voyait ce qu’est devenu le cimetière de son village, ce paysan qui a si bien initié cet art populaire propre au village qui consiste à illustrer la vie des défunts serait sûrement fier d’avoir contribué à la renommée mondiale de son village. Et je crois que nous perdons beaucoup à ne pouvoir lire les épitaphes en roumain car la traduction de quelques unes laisse entrevoir une affectueuse ironie.
Une nuit à Sighet avant de nous rendre pour quelques jours à Botiza chez Ion Muntean.
Comme pour Voronet, c’est Alain qui prend maintenant le clavier suivi de Michel qui nous fera part de ses impressions .
SIGHETU MARMATIEI (Maramures)
Au retour de Sapanta un arrêt a Sighet pour une nuit dans un hôtel du centre ville qui date de l’époque communiste, grande salle a manger haute de plafond, même le maître d’hôtel est d’époque ce qui ravie Annie qui lui trouve beaucoup de style et de charme suranné.
A Sighet il y a un mémorial sur l’univers carcéral de l’époque communiste que l’on ne peut et que l’on ne doit pas manquer de visiter
Une prison comme on les voit dans les films français des années 60, des grilles, des cours étroites, des coursives et de lourdes portes métalliques grisâtres, ambiance assurée. Toutes les cellules sont visitables avec à chaque fois un thème différent.
Les intellectuels, les paysans les religieux et tous ceux qui s’opposaient à l’homme nouveau voulu par le système communiste sont persécutés jusqu'à disparition, ce système ne pouvait perdurer.
De cet univers difficile, une autre visite d’une époque occultée par les Roumains pour l’instant c’est celle de la maison d’ Elie WIESEL qui est né à Sighet où il a vécu jusqu’à l’age de 15 ans avant d’être envoyé à Buchenwald par les Nazis. Elie Wiesel est revenu plusieurs fois à Sighet depuis 1989.
LA VALLEE DE L’IZA (Maramures)
Nous voici à Botiza, dans la région de Maramures, près de la frontière de l’Ukraine. Dans cette région volcanique, les montagnes ne sont pas très élevées dans l’ensemble, le plus haut sommet culmine à environ 1500 M d’altitude, la maison de Ion Muntean se trouve sur le flan d’une colline, sur sa droite la rivière qui s’écoule tranquillement sauf l’année dernière, où après une saison pluvieuse, il y a un eu inondation due à un gonflement des ruisseaux. Sa maison était inondée avec 80 cm d’eau pendant 2h le temps que l’eau se résorbe et regagne son cours normal, impressionnant de constater que l’on n’est rien devant la force de la nature, ses photos confirmaient ses dires. Petite leçon d’humilité c’est bon pour le moral. Je commence à m’habituer suite aux nombreuses visites des monastères.
On se trouve à 500 m d’altitude. je me sens bien, en harmonie avec la région de Bucovine que j’ai déjà visité. Maintenant on est en Maramures, le climat frais du soir et du matin, agréable sous le soleil de la journée m’incitent à suivent gaiement les globe-trotters que sont Yvette, Annie et Alain à la recherche des sources d’eau salée ou d’eau pétillante de Botiza. Le top, c’est de rentrer chez nos hôtes et d’attendre la petite flambée du soir devant leur poêle vernissé, le ronronnement du feu et le crépitement du bois !!! que c’est bon.
Force est de constater que la bonne nourriture arrosée de horinka ( eau de vie à 65 °) pour ouvrir l’appétit est attendue. Heureusement, la marche du lendemain évacuera les excédents de calories .
Le petit train de la vallée de VASER
Un petit voyage que j’ai souvent vu à la télé dans les reportages, voyager pendant un court instant dans un train tracté par une locomotive diesel des années glorieuses (la locomotive à vapeur avait été réquisitionnée par un groupe de cinéastes autrichiens) sur un réseau ferré à voie unique avec un alignement incertain des rails. Le train serpente les versants de la vallée de la Vaser pendant 8h00 pour un aller-retour pittoresque. Les paysages indescriptibles défilent. Notre petit train, c’est le convoi du lundi qui transporte les bûcherons avec leurs ravitaillements en nourriture et outils pour la semaine. Je me sens un peu le voyeur qui les accompagnent dans leur quotidien. Juste une journée dans le cycle du temps, mais avec un peu de galère dans la programmation. Une attente de plus de 4h00 pour la préparation du train forestier, je ne sentais plus mes doigts de pieds avec le froid matinal. Les couleurs éclatantes des arbres dans la vallée me ramènent à la réalité, l’automne arrive.
Je reprends le clavier pour ajouter quelques mots sur la vie dans les vallées de l’Iza et de la Mara, la région de Maramures en général, et sur nos hôtes dont j’ai retrouvé l’enthousiasme qui m’avait tant séduite lors de mon premier séjour.
Quelques changements cependant :
A Sapanta Eleana notre hôtesse dont nous apprenons qu’elle est également maire du village se fait aider maintenant par son fils de 20 ans. Ce dernier prend son pied avec la BMV qu’il semble avoir le droit de prendre pour se rendre à l’école seulement lorsque l’accompagnement des touristes lui permet de mettre du carburant pour alimenter le moteur. Les jours sans touristes, il prend comme tout le monde le bus si nous avons bien compris.
Quand à Ioan Muntean si ses yeux pétillent toujours autant lorsqu’il parle de sa région, il ne semble pas trouver chez la mairesse de son village l’appui attendu pour la promotion du tourisme. Avec sa femme Maria qui cuisine merveilleusement et qui est également institutrice au village, ils constituent à eux deux une véritable institution fréquentée par la plupart des tours-opérateurs spécialisés dans la randonnée. Il a maintenant une connexion Internet qu’il met gracieusement à disposition de ses hôtes. Il a également une voiture et c’est avec bonheur qu’il nous a conduit au marché à bestiaux de la ville balnéo climatique d’Ocna Sugatag en visitant au passage les églises en bois répertoriées au patrimoine mondial de l’UNESCO.
Alain est un peu surpris par l’ « élégance » des femmes qui portent toutes des jupes froncées ou plissées qui arrivent au genoux. Noires satinées pour les plus vieilles, à fleurs pour les plus jeunes. Quelques unes parmi les moins jeunes portent encore les chaussures traditionnelles lacées sur des chaussettes blanches et le tablier rayé rouge et noir. Mais dans ce pays de tradition les plus jeunes nous étonnent avec leurs bas décorés et leurs talons aiguilles peu adaptés au terrain labouré par les sabots des chevaux et autres roues de charrettes. Est-ce un vestige du passage des ottomans ou des tatars il y a longtemps ? toutes le femmes portent un fichu sur la tête et si notre hôtesse Maria porte un pantalon, c’est toujours avec une jupe par dessus.
Un dépaysement complet dans cette région où nous profiterons sans vergogne de la tradition qui consiste à faire une cérémonie pour les morts, à l’église, un an, trois ans et sept ans après un décès. A cet occasion la famille concernée régale l’ensemble de la population qui assiste à la cérémonie avec les traditionnels sarmalés, des gâteaux et une brioche pour chaque convive qui nous servira de pain lors des pique niques du midi.
Quant à la randonnée vers la bergerie où se trouvent les 18 chèvres de Ioan, et où nous avons dégusté une délicieuse mammaliga (polenta) au fromage, elle en a mis plus d’un sur les genoux. Yvette a d’ailleurs du se faire rassurer le lendemain par son médecin pour des étourdissements provoqués par un dérèglement de l’oreille interne. Rien de grave, cela est du aux différents dénivelés parcourus la veille. Nous pouvons poursuivre notre circuit sans crainte, son médecin lui a simplement conseillé de sauter sur son lit et de tourner la tête de droite à gauche pour faire disparaître le malaise.
Le tourbillon que l'on trouve dans chaque village pour laver la laine et les tapis
12:35 Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : Roumanie, Maramures, randonnée, paysans
06.10.2007
Cacica, Arbore, Humor et Moldovita (BUCOVINE)
Un tir groupé pour les dernières journées en Bucovine.
Nous commençons à bien nous y connaître en matière de monastères. De vrais livres ouverts sur lesquels se conjuguent la genèse, l’ancien et le nouveau testament, mais également les signes du zodiaque et les philosophes pour finir en beauté sur le jugement dernier. Après le vert de Sucevita, le bleu Voronet, nous découvrons les dessins les plus subtiles à Arbore, le rouge de Humor et c’est Maïca Tatiana qui donnera la touche finale à Moldovita en nous parlant comme jamais de ces peintures destinées à apporter la connaissance au plus grand nombre.
Nicoleta a tout simplement quitté son travail pour nous conduire jusqu’à la mine de sel de Cacica ( prononcer Cachita) et nous avons poursuivi en stop jusqu’à Arbore. La liaison entre les différents monastères n’est vraiment pas aussi commode que je pensais, mais le stop fonctionne bien, même à 4 lorsque l’on accepte de se serrer, Nikita le vétérinaire qui nous a ramené d’Arbore à Cacica était ravi de prendre des francophones pour échanger en français. Enfin si j’en crois mes compagnons de voyage, il n’y en avait que pour lui et moi et la tchatche allait bon train.
Quelques mots sur nos hôtesses dont nous n’avons qu’à nous féliciter. La truculence de Nicoleta qui n’a d’égal que son imposante corpulence et son besoin de nous satisfaire, jusqu’à inviter pour le café Cornélia conduite par sa fille Gabriella qui nous avaient elles aussi si bien reçues il y a 4 ans. Cornélia 80 ans passés, qui malgré une jambe immobilisée n’a pas manqué de nous apporter avant notre départ un sac de noix et quelques pommes. Faut dire que nous ne l’avions pas oubliée dans la distribution des ceps de notre superbe cueillette. Des ceps géants me souffle Alain. Une cueillette comme je n’ai jamais fait jusque là, même pas en Sologne chez ma copine Josiane, voir les photos…
Nous avons également apprécié les talents de Sylvia, la maman de Nicoleta, autant ses talents culinaires que sa faculté d’adaptation à tenir le stand de tapis et d’œufs peints devant le monastère d’Humor que sa disponibilité pour trier les pommes de terre ou pour alimenter les poêles en faïence et le chauffe eau de la salle de bain dont il faudra bien que nous parlions un jour tant ils s’avèrent efficaces.
Quand à Viorica chez qui Nicoleta nous a conduit pour terminer notre séjour en Bucovine, toujours affairée, nous nous demandons où cette jeune veuve d’origine houtsoule trouve toute son énergie pour élever ses 2 filles adolescentes, s’occuper d’écrire les œufs et d’en faire fréquemment la démonstration, faire la cuisine pour les groupes qui passent et organiser ses voyages en France afin de promouvoir son artisanat sans oublier la construction de sa maison dont elle suit de près le chantier ? Peut-être trouve-elle cette énergie dans ses nombreux voyages en France offerts part des associations, ce qu’elle est très fière de nous raconter…Peut-être également en décompressant devant un film indien qui nous avoue-t-elle la fait pleurer toute la nuit tant le scénario ressemble à sa vie.
Une chose qu’elle est bonne, et que j’ai oublié d’écrire ; depuis notre départ de Constanza où il faisait encore un peu frais, le temps n’a fait que s’améliorer et c’est sous un grand soleil que nous avons sillonné quelque dizaine de jours la MOLDAVIE. Un régal dont nous avons bien profité.
Aujourd’hui 5 octobre, il y a un mois que nous avons quitté la France et nous en avons fait tellement de rencontres, visité tellement de lieux et fait tellement de choses, que nous avons l’impression d’être en route depuis toujours.
En tous les cas, après une bonne journée de transport, nous voilà pour quelques jours en Maramures (prononcer maramourèche).
En espérant seulement que les quelques gouttes de pluie rencontrées tout à l’heure ne nous poursuivrons pas au travers des champs que nous comptons arpenter de long en large pour contempler les églises de bois et la vie paysanne.
09:40 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Roumanie, Bucovine, monastères, randonnées, patimoine
01.10.2007
VORONET (BUCOVINE)
Après un copieux petit déjeuner préparé par Sylvia la maman de Nicoleta et composé de beurre frais en motte, de miel maison, de compote de prune avec café et le lait de la ferme dont tout le monde se régale, nous partons sac au dos sur le chemin du monastère de Voronet.
Nous traversons la ville encombrée de travaux routier réalisé par une entreprise française bien connue en respirant beaucoup de poussière .Puis arrivé à la bifurcation nous conduisant à Voronet nous atteignons rapidement les champs et l’air pur ou les paysans s’activent accompagnes de leur chevaux tirant les tombereaux chargés de foin ou de bois et parfois de pommes de terre ou maïs .
Sur notre route, émerge un superbe hôtel tout neuf surplombant une rivière, d’après la pancarte il est financé en partie par des fonds européens, on commence à être habitué de voir ce panneau avec le cercle de fond bleu et les étoiles, renseignements pris il faut compter 140 Lei pour deux personnes avec petit déjeuner, nous passons notre chemin .
4 km de marche auront suffit pour atteindre le monastère de Voronet. Michel sous prétexte de convalescence réussi à faire une partie du parcours sur une charrette vite rejoint par Alain. A l’entrée du monastère quelques marchands étalent tapis, costume locaux et bien d’autre objets artisanaux voir d’autres continents.
Arbre de Jessé et jugement dernier sur fond bleu dominant « le bleu Voronet »
Pour le retour on comptait bien trouver un moyen de transport. Par bonheur, à peine quelques centaines de mètres franchis, une charrette débouche d’une petite ruelle et le conducteur nous propose de nous emmener, quelle aubaine. Ce charmant bonhomme invite Annie et Yvette a grimper sur son banc près de lui engageant une conversation en roumain. Michel et Alain n’ont plus qu’à s ‘asseoir dans le tombereau inconfortable .
Il nous dépose à l’entrée de Gura Houmurului très satisfait du service. Nous aussi.
Un petit tour sur Internet puis retour au bercail par la navette comme d’habitude.
20:15 Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : Roumanie, Bucovine, monastères, patrimoine, randonnées
27.09.2007
BUCOVINE suite
PATRAUTI.
Nous Allons traverser la forêt que nous avions traversée à la nuit tombante avec Jocelyne, cette fois ci nous irons jusqu’à l’église de PATRAUTI encore loin du lieu où nous avions abandonné pour cause de nuit noire. Pas de regrets petite sœur…en plus nous ne rencontrerons pas ce beau cerf que j’avais eu le temps de photographier.
La forêt est très belle, nous y croisons nombre de charrettes à cheval charriant du bois, et compte tenu de notre rencontre dans le bus hier soir, Alain compte bien débusquer quelques cèpes. Les champignons ne manquent pas, et nous trouvons foison de trompettes de la mort, quelque rosés et quelques belles coulemelles mais pas la moindre queue de cèpe. Pas étonnant pour les trompettes, les roumains rencontrés ne les consomment pas. Ils nous sera d’ailleurs impossible de les faire cuisiner. Quel gâchis mes amis…
L’église de Patrauti est la première fondation de Stefan cel mare (Etienne le grand) édifiée en 1487. L’épouse du Pope, professeur de religion parle français. Ainsi, elle nous guidera dans la visite et nous apportera toutes les réponses à nos questions concernant la religion orthodoxe et ses différences avec la religion catholique.
PATRAUTI abrite une communauté de tziganes dont les enfants se montrerons agressifs à notre égard réclamant ouvertement des banis (dixième de leu) jusqu’à ce qu’un chauffeur nous prenne en auto-stop pour nous ramener prendre le minibus à Dragomirna pour notre bercail occasionnel.
Demain 2 minibus avec correspondance à Suceava pour nous rendre à Gura Humurului où Nicoleta rencontrée il y a 4 ans nous attend pour nous emmener dans la ferme de ses parents à côté du monastère d’Humor.
GURA HUMOROLUI
Nous voilà installés dans une petite ferme pour quelques jours. Nous irons visiter les différents monastères inscrits au patrimoine mondial à partir de notre base.
Un minibus fait la navette entre notre logis, et Gura Humorului, mais pour les autres monastères, il faudra faire appel à notre hôtesse et à l’auto-stop qui fonctionne relativement bien.
SUCEVITA
Notre hôtesse prend le chemin le plus long pour nous faire découvrir le superbe paysage de la Bucovine. Elle nous dépose au monastère et reviendra nous chercher si nous ne trouvons pas de transport pour rentrer.
La particularité de ce monastère dont les peintures sont à dominante verte est l’échelle des vertus peinte sur le mur nord. Echelle que chacun doit gravir après sa mort assisté de son ange gardien. Chaque degré représente une vertu. Il s’agit de gravir cette échelle sans commettre de péché au risque de dégringoler en enfer.
PUTNA
Je tenais à visiter ce monastère que je n’avais pas vu la première fois. Là nous avons bien cru que le voyage était terminé, en tout les cas pour moi.
Après avoir fait du stop avec un brave monsieur qui avait 2 résidences et qui venait de récolter son miel dans celle de Sucevita nous visitons les poteries noires de Marginea. Puis nous avisons une belle berline, intérieur cuir, qui nous emmène à Radauti où une navette dessert PUTNA. A peine descendus du minibus je m’aperçois que je n’ai plus ma pochette qui contient mes papiers et l’argent pour régler l’entrée du site. Comment faire ? quelqu’un parle-t-il français sur ce parking pour nous venir en aide ? Non, j’avise cependant une voiture sur le point de repartir et avec mon mauvais anglais je décide le chauffeur à rattraper le minibus. Il laisse alors les 2 mamies qui l’accompagnent et avec sa jeune femme enceinte nous voilà partis à la poursuite du minibus. Un parcours qui me paraît interminable mais au bout duquel nous retrouvons le minibus et ma pochette. Ouf !!! Mais comment remercier ce couple qui ne cesse de dire « Be carreful in Roumanie ». Nous échangeons nos adresses Email, l’accouchement est prévu pour Noël, ils m’informeront de la naissance…
C’est à Putna qu’est enterré Stephan cel mare et toute sa famille. Pour nous le monastère n’est pas aussi beau que les autres mais il a une grande importance pour les roumains et en octobre si ma mémoire ne failli pas il y a un très grand pèlerinage.
Putna-Radauti, Radauti-Marginea en minibus puis stop jusqu’à Gura humurului. Avec la chance de tomber sur une jeune, jolie, et élégante professeur de français dont le compagnon policier, notre chauffeur, gagne beaucoup mieux sa vie qu’elle. Bref un couple qui comme beaucoup d’autres semble heureux de vivre. Bien entendu, nous échangeons nos adresses et Alain notre public relation ne manque pas de mentionner notre blog.
14:40 Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : Roumanie, Bucovine, monastères, accueil, circuit
25.09.2007
BUCOVINE du 29 septembre au 5 octobre
Le monastere de DRAGOMIRNA et Mitocul (BUCOVINE)
Nous devions prendre un microbus pour Gura Humurolui où nous attendait un peu plus tard Nicoleta. Impossible de la joindre par téléphone pour la prévenir que nous serions en avance, j’ai l’impression que depuis 4 ans la numérotation à changée. Nous changeons donc notre fusil d’épaule et nous entamerons la Bucovine par Dragomirna, ce qui tout compte fait est beaucoup plus rationnel. Email à Alina Burac, dont j’apprendrai par la suite qu’elle se trouve en ce moment à Boston, suivi d’un appel téléphonique le lendemain matin pour prévenir de notre arrivée le soir même. Pas de problème, la famille nous attend.
Changement de plan en ce qui concerne les transports, nous ne nous rendons plus à Gura Humorului, mais à Suceava où nous trouverons un autre microbus pour Dragomirna Anka la sœur d’Alina que j’avais rencontrée lors de mon premier voyage nous y attend. Une solide jeune femme très dynamique qui fait tourner le business avec son père, sa mère et sa dernière sœur Andréa lorsque les études de cette dernière ne la retiennent pas.
La maman tient l’épicerie/bar face au monastère et durant les trois jours où nous y serons ils préparerons 2 repas pour 2 groupes différents dont un groupe de français venu visiter le pays avec Terre d’aventure. Au cours de notre séjour Anca nous raconte que l’agriculture n’est plus d’un très bon rapport, qu’ils ont abandonné l’élevage des oies et qu’ils s’orientent plus vers le tourisme. Comme nous lui faisons part de notre surprise de voir autant de chantiers estampillés communauté européenne, elle nous signale que c’est dans ce cadre qu’elle étudie la pisciculture afin d’attirer les pêcheurs du dimanche vers leur étang. Ils ont déjà des bungalows qu’ils louent principalement le week-end aux roumains qui viennent se détendre.
Nous décidons de prendre le temps de nous installer le premier jour et de consacrer une jourfnée au monastère de Dragomirna que nous rejoignons à pied et une autre à la promenade en forêt nous conduisant à l’église de Patrauti. Dans les champs les paysans sont tous occupés à arracher soit les pommes de terre, soit le maïs destiné à la mamaliga (la polenta).
Nous arrivons au monastère par l’arrière et nous longeons la pièce d’eau qui était à sec lorsque je l’avais visité avec ma sœur Jocelyne. Le pique nique s’impose au bord de l’eau avant la visite du monastère proprement dit et de l’hostellerie récemment installée avec l’aide de la communauté européenne. Anca nous dira qu’elle ne craint pas la concurrence de cette hostellerie plutôt tournée vers les retraites et la méditation. Dans le minibus qui nous ramène vers nos chambres et notre dîner 2 dames sont installés avec des paniers plein de champignons. Ça promet pour demain !!!
L’un d’elle Victoria, parle parfaitement le français et nous raconte qu’elle est archéologue au musée d’histoire de Suceava. Je me régale à l’énumération des champignons qu’elle a trouvés. Quelques beaux ceps en particulier qui font baver Alain, mais également des russules dont ils semblent friands dans le coin etc. Vivement demain.
Le dîner comme le petit déjeuner sont tellement copieux que nous sommes en mesure d’en tirer notre pique nique du midi auquel nous n’avons plus qu’à ajouter les noix glanées sur le chemin et le raisin cueilli à la treille de nos hôtes . A propos de noix j’ai oublié de parler de cette femme qui copiait consciencieusement son adresse pour recevoir la photo que nous venions de prendre lorsqu’une voix familière s’écria derrière nous « c’est ma grand mère ». C’était notre hôtesse Anca, nous étions tombés tout à fait par hasard chez sa grand mère heureuse alors de nous ouvrir toutes les portes de la maison, du potager, de la grange où se trouvaient les pommes de terre fraîchement ramassés, du puis où elle a puisé l’eau pour laver le raisin qu’elle nous offrait avec d’énormes noix fraîchement gaulées. Un grand moment de bonheur…
18:10 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Roumanie, Bucovine, Monastères, patrimoine mondial, circuit
22.09.2007
IASI prononcer Yashe
Non Irina n’est pas chauvine lorsqu’elle dit que Iasi est la plus belle ville de Roumanie. Cette ville qui fut la capitale de la Moldavie, mais également de toute la Roumanie pendant la première guerre mondiale, cette ville qui vit ouvrir la première université en 1860, ou le premier journal fut publié en 1829, sans oublier le tilleul à l’ombre duquel Mihail Emenescu méditait, cette ville nous a beaucoup plu.
Pourtant dans l’hotel casa Bucovineana où nous avions réservé nos chambres, on ne pouvait pas toucher une poignée, un robinet, sans que ces derniers vous restent dans la main. Lorsque après une première nuit nous avons demandé à changer de chambre en raison de l’odeur qui se dégageaient des sanitaires, nous nous sommes retrouvés Michel et moi à partager une douche située dans le sasse d’entrée de 2 chambres, avec notre voisin israélien. Bonjour l’intimité… Mais l’architecture était très belle et la situation de l’hôtel en plein centre ville propice à la visite des principaux sites. Lorsque la visite était possible bien sûr car la plupart des édifices religieux étaient en restauration. C’est ainsi que nous n’avons pas pu visiter l’église des trois hiérarques, la plus belle de toute la Roumanie, toujours selon Irina. Nous avons fait la visite de la ville sous un soleil radieux, ce qui ne gâtait rien dans cette ville universitaire où la plupart des restaurants et bars, et il y en a beaucoup plus qu’à Bucarest, étalaient leurs tables à l’extérieur. Devant le très joli hôtel trajan de style néoclassique conçu par Gustave Eiffel (cocorico) trônait une de ses limousines de 6 mètres de long au moins, probablement louée pour un mariage puisqu’on y lisait à l’arrière « just married ». Quand à l’hôtel Unirea de construction plus moderne l’accès au 13eme étage recommandé par le Lonely planète, permettait de découvrir toute la ville ainsi que les monastères environnant. Avec un menu à 13 lei ( 5 Euros) il n’était pas plus cher que les autres et nous y bénéficiions non seulement d’un cadre et d’un service luxueux, mais également d’une connexion WIFI que nous ne manquerions pas d’utiliser le soir même pour enrichir notre blog.
Notons au passage parmi les nombreuses statues rencontrées dans les parcs et jardins, pour la plupart des statues d’écrivains ou poètes, celle du général Berthelot venu réorganiser l’armée roumaine avant la grande offensive de 1917. Re cocorico !!!!
Tout le monde l’aura compris, nous ne regrettons pas cette étape à Iasi non prévue initialement, mais rendue obligatoire pour les liaisons de transport en commun. Quand je dis que les transports en commun nous réserve toujours des surprises… généralement bonnes.
14:50 Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : Roumanie, Iasi, Moldavie, circuit
19.09.2007
Le delta du Danube
Une heure de route en minibus entre Constanza et Tulcea la porte d’entrée dans le delta.
Le bateau pour Crisan est bondé de roumains, mais également de touristes pêcheurs venus de toutes parts avec tout leur barda.
Petre qui parle parfaitement le français nous attend au débarcadère en même temps que 2 bucarestois et leurs amis allemands. Ceux qui nous ont grillés pour les chambres. Nous ne perdons cependant pas au change car Geta nous accueille dans une ravissante demeure enfouie sous les fleurs et sous une treille dont le succulent raisin fera notre délice durant les 4 jours de notre séjour. Pour Yvette « rien que pour le raisin ça valait la peine de s’arrêter là ». Mais il y a bien plus que le raisin, puisque après avoir pensé que nous étions les seuls occupants avec la famille, nous découvrons que si Michel et moi partageons les sanitaires de nos hôtes, Yvette et Alain partagent les leurs avec un couple de Timsoara, Veturia et Mihai, qui parlent tous les 2 français. Nous aurons ainsi le lendemain notre traductrice en la personne de Veturia lors de l’excursion avec un autre guide que Petre. Ce qui nous permettra de découvrir de nombreux oiseaux, en particulier un groupe de pélicans, d’abord en vol, puis au sol, car ces oiseaux se déplacent en nombre pour trouver le poisson dans des eaux peu profondes. Ce sera la plus belle excursion aussi bien pour Veturia et Mihai que pour nous. Lucian notre guide n’a pas manquer de nous initier non seulement à la découverte des oiseaux, mais également à celle de la flore. Le lendemain côté excursion ça c’est un peu gâté. Le centre d’information où nous avions décider d’aller à 14 H fermait justement ses portes à 14 H alors que nos guides annonçaient 16 H. Lucian nous a donc fait traversé un bras du Danube pour rien. Nous avons baguenaudé dans le village de Crisan où les constructions explosent. Pensions, hôtels et autres équipement pour accueillir les pécheurs et les touristes. La dernière excursion avec Petre qui parle aussi bien l’anglais que le Français nous a fait découvrir un paysage différent et d’autres oiseaux, mais pas de pélicans cette fois. L’excursion faite avec Lucian nous a conduit également à Mila 23 village lipovène, ces russes opposés aux réformes engagées par le patriarcat de Moscou au XVIIeme siècle et appelés « vieux croyants » car attachés à des traditions considérées comme archaïques. Celle de Petre nous a conduit au village de Leita initialement peuplé d’ukrainiens qui avaient rallié les troupes ottomanes et qui continuent a vivre dans la tradition. Ce sont d’ailleurs eux qui confectionnent les toitures en chaume rendues obligatoires pour toutes nouvelles constructions dans le village de Crisan. Ce qui nous a permis d’apprécier le travail de ces couvreurs un peu particuliers. Côté repas, nous avons été comblés avec les poissons pêchés par Geta et son mari, brochets, silures et carpes sous toutes les formes aux différents menus. Un vrai délice particulièrement apprécié par Michel qui a même failli manger les arêtes. Le dernier repas pris chez Petre, en raison de la rentrée scolaire qui nous a privé de Geta, était constitué de pommes de terre de légumes et de poissons accompagnés d’une mayonnaise, en quelque sorte, l’aïoli du delta sans compter le vin de production locale. Bref deux excellentes adresses dans le Delta.
Le prochain chapitre de notre voyage concernera Iasi la ville natale d’Irina, celle dont elle dit que c’est la plus belle de toute la Roumanie.
23:25 Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : Roumanie, delta du Danube, circuit, oiseaux
18.09.2007
Constanza et Adamclisi
Nous avons choisi le train Intercity ,le plus rapide pour nous rendre de Bucarest à Constanza.
Nos adieux faits la veille au soir à Irina et Barbu nous voilà gare du nord pour prendre le train de 7H16. Un monsieur qui semble très énervé veut prendre la place 63 où Alain vient de s’installer. D’où une confrontation des billets et une petite bousculade car non seulement le monsieur s’est trompé de train, mais également 2 dames déjà installées. Leur train ne part qu’à 7 H 45.
Nous ne perdons pas au change pour une jeune et jolie jeune fille avec laquelle nous échangerons en français et un jeune flamand qui vient rendre visite à ces collègues qui étudient en Belgique dans le cadre du programme Erasmus et qui nous a offert des chocolats belges Hum !.
Notre hôtesse, une tatare, nous attend à la gare avec son Opel Astra bleu marine. C’est une maligne, comme elle est réceptionniste dans un hôtel mentionné sur le guide du routard, elle en a profité pour proposer un appartement qui lui appartient à moindre prix que 2 chambres à l’hôtel. Nous y serons très bien dans cet appartement qui comporte 2 chambres comme celui dont nous disposions à Bucarest. Par contre elle n’a peut-être pas eu une bonne idée de nous dire qu’à quatre le taxi nous coûterait moins cher que le bus. D’abord ce n’est pas vrai, ensuite on s’est bien fait avoir par un taxi qui nous a baladés dans la ville pour nous conduire là où l’autobus ne mettait pas 5 minutes et qui plus est n’était pas le point de départ du microbus pour Adamclisi (comme une réminiscence de ce qui m’était arrivé à Bangkok il y a quelques années). Je crois que mes compagnons de voyage ont compris pourquoi je préfère toujours les transports en commun.
Constanza sous le brouillard ne m’avait pas laissé un souvenir ineffable, et cette nouvelle visite n’a guère modifiée mon opinion. Paraît qu’il faut aller à mamaïa ville balnéaire par excellence où se multiplient les complexes hôteliers. Très peu pour nous…
Par contre nous avons apprécié la promenade à Adamclisi, proche de la frontière bulgare, autant pour le côté bucolique des paysages et le ramassage des noix, que pour la reconstitution du trophée de Trajan seuls monuments avec la colonne de Trajan à Rome témoins de la victoire des romains sur les geto-daces. Irina avait bien dit que les daces étaient leurs gaulois.
Ineffable. Nous allons à présent découvrir quelques jours le Delta du Danube.
09:55 Publié dans Constanza | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : Roumanie, Constanta, mer noire, circuit, adamsicli
10.09.2007
Bucarest
J'avais bien dit à Irina que l'on se débrouillerait pour arriver chez elle depuis l'aéroport de Baneasa, mais au débarquement elle était là avec son ami Andrei, le père d'Horia, que j'avais déjà rencontré il y a 4 ans. Comble de l'ironie, elle nous demande d'embarquer dans la voiture d'Andrei, et elle prend le bus car il n'y a pas assez de place dans la voiture.
Il y a bien autant de voiture que chez nous, mais le paysage a changé depuis 4 ans et les Dacias R12 ont laissé place non seulement à la Logan made in Roumanie mais à de nombreuses autres voitures, BMW,AUDI,C5 Citroen etc.
Par le bus ou en voiture les bouchons aidants, nous arrivons en même temps au pied de l'immeuble aleea Callatis.
Bien entendu, Irina avait tout organisé et nous voilà devant un savoureux plat de sarmalés.
Installation chez Valérie et en fin d'après midi découverte du quartier avec Yvette et Alain.
Nous sommes vraiment très bien dans l'appartement de Valérie, 2 étages au-dessus de chez Irina, d'autant que nous avons pu nous connecter à Internet grâce au Wifi de Mircea le fils d'Irina et Barbu qui travaille en Chine en ce moment. Du coup arrivés le mercredi, nous y resterons jusqu'au mardi suivant.
23:45 Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : Roumanie, Bucarest, routards, circuit
03.09.2007
Maya en Roumanie
Non ce n'est pas Maya l'abeille, mais 3 retraités Michel, Alain et Yvette qui partent à la découverte de la Roumanie dans les pas d'Annie qui a rencontré, il y a 4 ans déjà, la famille Stoïca leurs cousins et leurs amis, les acteurs de l'arbre de joie, Cornélia et sa fille Gabriela, les famille Muntean, Burac et Fejèr, et bien d'autres gens qu'elle à envie de revoir.
Le circuit
08:50 Publié dans Voyage | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
02.09.2007
Pourquoi ce voyage ?
Parce que
"Le monde est un livre et ceux qui ne voyagent pas n'en lisent qu'une page."
Saint Augustin
23:05 Publié dans Voyage | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note


